ARTICLE REVUE DU CREAI PACA 2013 PAR JP LANFREY

Le mal-logement porte d’entrée du handicap et de la pauvreté

PREAMBULE

Président en exercice du comité des bénévoles de la Fondation Abbé Pierre pour la région PACA et de l’association LE RELAIS St DONAT qui gère deux établissements, un hôtel maternel au titre de la protection de l’enfance et un CHRS pour femmes avec enfants victimes de violences intrafamiliales ou conjugales, je suis confronté quotidiennement à la véhémence du retour de la grande pauvreté et du handicap social aux termes de la loi de 1974 tout particulièrement dans notre région Provence-Alpes-Côte d’Azur .

C’est à l’aune du mal logement que la Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés fondée en 1990 interpelle politiquement et se bat quotidiennement en agissant au plus près des plus précaires, des plus pauvres, des plus handicapés.

Malgré les cartons rouges, les mobilisations générales et son dix-huitième rapport sur le mal logement, véritable « livre noir » présenté à Marseille (pour la région PACA) le 9 avril 2013 au Théâtre TOURSKY, le dernier grand coup de gueule de l’Abbé en juillet 90 au square de la Réunion à PARIS est toujours d’actualité : « La France est dans un état de barbarie tel qu’elle avoue que certaines personnes sont de trop du point de vue de l’habitat ».

Cette brève contribution à la revue du CREIA est le fruit d’une simple et modeste réflexion d’un citoyen révolté, engagé pour la solidarité et les solidarités depuis plus de quarante ans, et qui porte son regard sur un monde où il a côtoyé en permanence tout comme le concept et la réalité de la Crise ceux de handicap et de pauvreté.

Handicap et Pauvreté sont devenus des mots valises, ils sont convoqués à tout bout de champs dans notre société mondialisée et technologisée, à « l’âge de la multitude ».

N’étant ni chercheur, ni scientifique ni médecin, je laisse au Professeur Philippe PITAUD, directeur de l’institut de gérontologie sociale à Marseille et conseiller scientifique du CREAI, le soin de rappeler, avec Henri Jacques STIKER que « le handicap est la preuve de l’insuffisance de ce que nous aimerions voir établir pour référence et pour norme. Il est cette déchirure de notre être qui ouvre sur son inachèvement, son incomplétude, sa précarité ».

Et sur le plan social et médico-social, je renvoie à la définition du handicap contenu, dans la loi du 11 février 2005 art L.114 qui englobe les personnes « subissant dans leur environnement des limitations d’activités et des restrictions de participation » à tous les âges de la vie et ceci aussi bien du fait d’altérations physiques, mentales, psychiques, cognitives, sensorielles ou résultant d’un trouble de santé invalidant .

C’est à partir de la présentation par le Père Joseph VRESINSKI fondateur d’ATD Quart Monde au Conseil Economique et social dans ses séances des 10 et 11 février 1987 du rapport GRANDE PAUVRETE ET PRECARITE ECONOMIQUE ET SOCIALE que la France a pris conscience de l’état de délabrement d’une partie de ses populations. Mais en France, on se hâte toujours très lentement et les commis des grandes écoles qui dirigent notre pays et nos administrations vont mettre presque vingt ans pour entendre l’Abbé Pierre qui clamait « cette affaire du logement, c’est la guerre »!!.

Dès 1997 pourtant le premier ministre Lionel JOSPIN reprenait l’idée de son prédécesseur Alain Juppé et créait, dans le cadre de la loi contre les exclusions, un Observatoire de la Pauvreté!!.

Mais son premier rapport diffusé en 2001 peut se résumer par les propos des sociologues Catherine LEVY et Willy PELLETIER dans le journal le MONDE du 13 juillet 2001 par un « restez pauvres, on vous observe » dénonçant un Observatoire à la force symbolique, caution savante à une légitimité du traitement bureaucratique de la pauvreté.

Puis se sont succédés rapports et plans de mobilisation, articles savants et numéros spéciaux de revues spécialisées, car la Pauvreté est bien une question qui dérange et le triptyque problèmes de logement, de santé et d’emploi les portes d’entrées dans le monde de l’exclusion.

Les plus pauvres révèlent le vrai visage d’une société, plus de dix pour cent d’exclus, comme le rappelle Paul BOUCHET ancien président de la commission consultative des droits de l’homme et ancien président de ATD Quart Monde: « La misère est une violation de droits de l’homme ».

« Le retour des Misérables » titrait la revue Futuribles en février 1987.

« Attention Pauvretés » renchérissait un dossier de mai 2004 de la revue Projet, et les 12° Rencontres d’AVERROES à Marseille en 2005 ouvraient sur la répartition des richesses et de la pauvreté en entre l’Europe et la méditerranée.

Voilà que le monde de la culture s’interrogeait sur l’attitude à adopter par l’intellectuel face à l’exclusion et que nos plus éminents philosophes confessaient leurs désarrois face à une situation toujours plus inédite.

En 2008, ce sera un baromètre social pour mesurer l’impact de la crise sur les familles pauvres que Martin HIRSCH haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté mettra en place pour constater que 56/% des ménages pauvres ne disposent plus que de 250 euros par mois.

La crise de 2008 a aggravé le sort des plus démunis et pour la Fondation Abbé Pierre ce sont aujourd’hui près de dix millions de nos concitoyens qui sont touchés de près ou de loin par la crise du logement. Et derrière le problème du logement se cachent de nombreux autres problèmes.

En novembre 2007 c’était une conférence de consensus organisée par la FNARS sur les Sans Abri qui martelait toutes une série de recommandations dont » l’aller vers  » , le « droit au recommencement  » , l’accueil inconditionnel et le choix de l’hébergement d’abord .

Puis les statistiques d’accueil 2009 du Secours Catholique ont pris le relais pour rappeler la priorité de l’accès aux droits et les ressources face à la crise et la pauvreté . Et la revue Sciences Humaines en mars 2009 publiait un dossier spécial PAUVRETE Comment faire Face !

En 20011 , c’est au tour de la HALDE , Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité de monter au créneau par une analyse et un recueil des bonnes pratiques pour garantir l’égalité de l’accès au logement social !

Mais à « l’âge de la multitude » les fleuves des pauvretés, des précarités, des handicaps, des désavantages, des altérations, des mutilations, font apparaitre de nouvelles catégories d’exclus et ce sera

pour l’observatoire des inégalités un constat et un aveu d’impuissance.

Le constat: il y a encore de nouveaux exclus

l’aveu : le plein emploi obtenu par croissance et relance économique est une chimère. Et au bout une question : Pauvreté : La collectivité est elle vraiment irresponsable ? Avec une analyse du sociologue’Alain THALINEAU de l’Université de TOURS et un développement sur la réthorique des nouveaux pauvres ….

En décembre 2012 , nouveau gouvernement , nouvelles initiatives , et une conférence nationale de plus contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale suite à un rapport confié au Préfet REGNIER et au délégué général adjoint de la Fondation Abbe Pierre Christophe ROBERT !

« Pour un choc de solidarité en faveur des sans Abri et des mal logés  » va déboucher sur un comité interministériel de lutte contre les exclusions et un plan pluriannuel pour prévenir les inégalités et prévenir les ruptures , venir en aide et accompagner vers l’insertion et coordonner l’action sociale et valoriser ses acteurs !!

C’est JAURES qui disait que  » quand les hommes ne peuvent changer les choses ils changent les mots  » et BLUM qui croyait que les peuples finissaient pas sanctionner ceux qui les trompaient en ne changeant pas d’attitude !

Pour la Fondation Abbe Pierre, qui ne souhaite pas « désespérer Billancourt  » c’est l’heure du 18° rapport sur le mal logement , les bidonvilles réapparaissent et dix millions de français ne partent toujours pas en vacances ……tout celà marque la précarité et l’extrême pauvreté aux confins de la société et du droit.

Par ailleurs, ces pauvres que les français ne veulent pas voir près de chez eux, malgré la politique prônée par la FNARS pour « l’hébergement d’abord », se heurtent au mur du manque de moyens. Dénoncé par le groupe CARQUILOF avec la FAP,  « la crise des lieux » déclenché par le trop grand retard pris dans la construction de logements très sociaux marque un coup d’arrêt à l’inconditionnalité de l’accueil, principe et valeur cardinale pour nos associations d’accompagnement pour un logement social solidaire. La publication en septembre 2012 sous la direction de Hervé LE BRAS et de Pierre CARLI d’un ouvrage salutaire aux éditions de l’AUBE sur « CRISE DES LIEUX CRISE DES LIENS » dit bien que les réponses se trouvent dans la restauration des liens sociaux et de la solidarité et cela au moment même où le Droit au Logement Opposable, obtenu de haute lutte par les associations montre ses limites, puisque se heurtant et au manque de solutions pour les Préfets et l’Etat quand il est condamné et au non recours aux droits de plus en plus fréquents.

Sur le front de l’emploi, le RSA est en échec et sur celui de la santé ce sont des milliers de personnes qui renoncent aux soins faute de moyens.

Dans les revues, textes, dossiers de demande de financement du secteur médico-social, il est devenu d’usage très fréquent d’utiliser le terme « handicap » pour traiter de problèmes sociaux et économiques, touchant diverses typologie de publics.

Le champ que recouvre cette notion d’handicap social est mal défini mais plusieurs études y font référence, tel l’ouvrage « Solidarités, précarité et handicap social » de Didier Castiel et Pierre-Henri Bréchat,

Généralement y sont associés l’impossibilité d’assurer les besoins primaires: la perte de revenus, la langue, la précarité, et le mal logement. Mais il est clair que le problème du mal logement y est central.

Quand les besoins primaires ne sont pas assurés s’enchaine un processus de marginalisation, d’exclusion, de hors monde ou l’urgence du quotidien, la survie prend le pas sur la vie, s’en suit un état permanent d’insécurité, d’ épuisement psychique, une perte de la santé, une perte des liens .

Ce terme « handicap social » ne va pas sans polémique même s’il est couramment utilisé dans le champ social dans un consensus.

Ce terme vient questionner le problème de la précarité. La période des 30 glorieuses, que personnellement je qualifie souvent de « trente calamitueses » a vu naitre une certaine solidarité sociale et économique. Il s’est instauré des mécanismes sociaux de compensation de ce qui est qualifié d’handicap social, une manière de compenser la vulnérabilité.

Il y a un lien étroit entre le droit à la santé et le handicap social.

WRESINSKI dans son rapport au conseil économique et social l’avait bien noté :« la précarité est l’absence d’une ou plusieurs des sécurités notamment celle de l’emploi permettant aux personnes et familles d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales, sociales, et de jouir de leurs droits fondamentaux »

L ‘ aggravation des inégalités sociales entraine l’aggravation des inégalités de santé.

« L’égalité c’est la santé » tel est le titre du livre de l’épidémiologiste Anglais Richard WILKINSON préfacé par André GRIMALDI chef du service de diabétologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière qui montre bien que la santé est d’abord une question d’inégalité sociale .

Pourquoi les pauvres vivent-ils dix ans de moins que les riches ? Parce qu’ils sont en bas de l’échelle sociale . Il est important de savoir qu’à niveau de vie moyen comparable, des inégalités sociales plus grandes engendrent une santé moins bonne: les maladies naissent de l’interaction entre nous et notre environnement. La vie en société détermine notre vécu: le stress, l’anxiété et la dépression transforment les inégalités sociales en inégalités de santé .

Le mal logement qui en France touche à des degrés divers pratiquement dix millions de nos concitoyens selon nos dernières estimations à la FAP souligne l’extension de la pauvreté qui est le corolaire de la précarité et rend rend plus difficile l’accès aux droits sociaux.

Le terme de handicap social a été introduit par la loi du 19 novembre 1974 en même temps que celle sur le handicap physique et mental. Les recommandations étant d’adapter au handicap social les formes d’accueil offertes aux handicapés physiques et mentaux..

Mais cette orientation n’a pas été suivi et en 1979 une circulaire opère une rupture : il sera alors question de « personnes en difficultés sociales » car la peur de l’ l’assimilation d’un problème social à un handicap individuel était trop important et inaudible pour le grand public .

D’autre part il y a un coté réversible dans le handicap social qui ne se trouve pas dans le handicap physique ou mental

Néanmoins Le terme est resté et correspond à une réalité identifiable pour les travailleurs sociaux et professions para médicales, voire médicales.Mais le résultat est bien que les déterminants sociaux, sociétaux, environnementaux peuvent expliquer environ 50% des variations de santé de la population.

En matière de difficultés sociales le courant culturel qui compose la société a toute son incidence, car comme nous avons pu le constater ces dernières années des dérives moralisatrices, et culpabilisatrices et stigmatisantes accompagnent les discours sur les « pauvres ». La tendance a faire porter la responsabilité à la personne toute seule sans tenir compte du contexte économique et sociétal est très violent . Le refus des hommes politiques d’interroger les systèmes qu’ils créent avec pour axe central la logique économique, et les catégories qui de fait se trouvent mises au ban de l’ensemble.

La logique purement économique qui a envahi le champ médico social n’a fait qu’entrainer une aggravation de la situation des plus pauvres.

La question de la pauvreté reste tabou, et « perdue de vue » et la terminologie sociale n’a de cesse d’éviter ce mot qui pourtant a le mérite de poser clairement le débat.

Alain LEROUX, professeur et chercheur à Aix Marseille Université revient sur cette question dans « éliminer la pauvreté en France » et analyse l’évolution des formes de la pauvreté et des personnes qui en sont victimes.

Après les 30 glorieuses on a pensé qu’il suffisait d’associer une dynamique d’ensemble entre la cohésion sociale et la croissance de l’économique comme condition suffisante au progrès. En ce sens l’handicap social est un résultat collatéral de l’ensemble.

R. GORI parle de « société marchande » contre logique humaine et il pointe que le degré d’évolution d’une société se mesure à la manière dont on traite les plus vulnérables.

Aujourd’hui presque toutes les catégories de la population peuvent être à un moment ou un autre être touché par la pauvreté nous le savons tous désormais.

Si la perte des revenus est un facteur évident du handicap social, depuis déjà les années 90 le dernier rempart contre l’exclusion sociale est le logement

Le logement : carrefour du singulier et du collectif

Le logement est au cœur du quotidien du sujet humain, comme lieu de protection, interface entre le public et le privé ( dedans – dehors), lieu de sécurité par excellence.

Il révèle aussi la manière de concevoir une société, miroir de nos aspirations ( accès à la propriété) et de nos peurs ( ghettoïsation)

Par exemple la prise en charge par l’hébergement des plus vulnérables révèle notre conception : nous isolons !

  • les enfants sont majoritairement placés en institution plutôt qu’en famille d’accueil ( particulièrement dans notre région)

  • les personnes âgées sont accueillies en maison de retraite dans le meilleur des cas en bordure de ville, mais très exceptionnellement sous une forme d’appartement intégré dans la ville contrairement à d’autres pays d’Europe.

  • Les barres d’hlm regroupées et bien délimités en ZUP, ZAC, ZUS et autres Z.

  • Les centres d’hébergement plutôt que des logements diffus (débat déjà vu sur le « logement d’abord »).

Derrière ces modalités de prise en charge de personnes en vulnérabilité peut se lire la manière de penser le citoyen dans la place sociale.

Un mot pour ne pas oublier une catégorie importante de personnes qui sont ces « autres » de l’occident depuis toujours : les détenus ! ils sont logés eux, ils sont au 1° juillet 2013 exactement 68.569 ….. et à nos yeux ils sont pauvres et handicapés!! Pourquoi les convoquer içi ? Mais parceque , tout comme Jean Marie DELARUE , le contrôleur des prisons nous pensons qu’il y a trop d’atteintes aux droits dans les lieux d’enfermements et que par extension les restrictions des libertés en maison de retraite doivent être corrigées et débattues ! On lira avec profit son rapport sur le site www.cglpl.fr .

Mais il nous faut des raisons d’espérer et dans certains domaines comme le maintien à domicile , ou le construire et habiter autrement , des initiatives associatives ou autogérés fleurissent un peu partout A lyon par exemple l’association Habitat et humanisme tire des plans sur la coloc et est en train de construire des immeubles dont tous les appartements sont conçus pour être partagés .

Patrick BOUCHAIN , architecte libertaire propose de dé-normer le logement social pour une ville solidaire et de remettre évidement l’habitant au centre du débat sur le logement .

Gouttes d’eau dans la mer que ces expérimentations de marges ? Phénomènes marginaux ? Pas si sûr , c’est souvent là que se situent les solutions de demain  » A fortiori quand ces expériences s’appuient sur des solutions éprouvées : coopératives de logements , architecture vernaculaire , habitats groupés , éco quartiers etc. …. »

Et n’oublions pas les technologies puisque nous sommes tous soumis provisoirement mais inéluctablement à nos prothèses informatiques ! la gérontechnologie pourra peut être nous éviter la maison d retraite ! Depuis septembre 2010 un dispositif de surveillance à distance est expérimenté dans la CREUSE et au japon ce sont dix mille entreprises et 250 universités qui sont en réseau depuis le début des années 2000 pour répondre aux enjeux clés du vieillissement !

Et enfin last but not least , en vrac ,quelques signes de bonnes résolutions sur le front général des discriminations et des altérations dues à la grande misère humaine , le Sénat veut endiguer la progression du nombre de malades mentaux en prison et souhaite reconnaitre le régime juridique de l’irresponsabilité pénale , l’ordre des médecins brise un tabou sur la fin de vie et propose d’avancer sur le principe de sédation finale par » devoir d’humanité « , enfin de nombreuses voix aussi s’élèvent pour prolonger les débats sur l’assistance sexuelle pour les plus handicapés !

CONCLUSION,

Comment sortir du cercle vicieux <précarité et handicap ? Le refus de la misère est forcément l’affaire de tous et la pauvreté n’est pas une fatalité , n’en déplaise à bien des réactionnaires , Car comme le rappelait encore récemment avant de nous quitter Stephane HESSEL dans le journal de la Fondation : Le mal Logement est indigne et ce sont des résistances de nantis inacceptables qui bloquent le système !

la mobilisation de tous , de nouvelles alliances de réseaux , l’interpellation politique incessante ne masqueront pas les échecs divers et variées des demies mesures gouvernementales des trente dernières années , ni les insuffisances du Droit au Logement opposable ou du RSA machine à fabriquer de la précarité , nous l’avons souligné .

.Mais par les luttes et les harcèlements on peut dénoncer les mascarades et les mesures aveugles et stupides et les logiques avides de marchés rapaces toujours en embuscade!

Par ailleurs contrairement à ce qui était attendu la population mondiale n’est pas en voie de stabilisation ! Onze milliards à l’horizon 2100 … il va de toutes les façons falloir se serrer et partager ! « Nous vivons dans un monde indivis où les riches ne peuvent plus ignorer les pauvres  » rappelait opportunément le prix nobel d’économie AMARTYA SEN et Le débat est le noeud de la démocratie !

Alors ne Lâchons rien et portons la voix des sans voix comme nous le recommandait notre fondateur l’ABBE PIERRE , notre humanité en sortira grandie !

Alors que la France en particulier relève la tête et produise un effort salutaire en prenant des initiatives de stratégies concertées au niveau européen ! Qu’elle exporte enfin à nouveau sa devise républicaine ! Si Handicap et Care sont des anglicismes , alors que l’égalité cette passion française pour la justice soit défendue à Brtuxelles Londres et Berlin au nom de la fraternité universelle qui doit unir tous les humains !

HOMMAGES : Ces quelques pages , je les ai rédigées en pensant sans cesse à Janine TILLARD , membre du conseil économique et social qui m’a permis de rencontrer Germaine TILLION , Joseph VRESINSKI , puis l’ABBE PIERRE et de travailler et me battre aux côtés entre autres de Danielle MITTERAND , Stéphane HESSEL et MIchel ROCARD

BIBLIOGRAPHIE

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  • BAUMAN Zygmunt , Vies perdues : la modernité et ses exclus PAYOT &Rivages 2006

  • CASTIEL Didier et BRECHAT Pierre-Henri, Solidarités , Précarité et Handicap social collection presse EHESP

  • CARRETIER Marie-Pierre la Misère est un péché : biographie de joseph VRESINSKI Laffont ,2000

  • DAMON Julien L’exclusion Coll.Que sais -je P.U.F. 2008

  • GADOFFRE Gilbert ( sous la direction) Certitudes et incertitudes de l’histoire PUF Histoires Juillet 1987

  • HIRSCH Martin et Denis CHEMLA ( sous la direction de ) Code des droits contre l’exclusion: discrimination, protection sociale, logement ,emploi Dalloz 2006

  • LE BRAS Hervé , Pierre CARLI , Crise des liens Crise des lieux Pour un Logement social Solidaire L’AUBE septembre 2012

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  • MOLINIER Pascale , LAUGIER Sandra , PAPERMAN Patricia , Qu’ est ce que le care? Souci des autres ,Sensibilité, Responsabilité Petite Bibliothèque PAYOT avril 2010

  • PAUGAM serge et Nicolas DUVOUX , La Régulation des pauvres : du RMI au RSA PUF ,novembre 2008

  • Philippe PITAUD (sous la direction) Sexualité, handicaps et vieillissement Pratiques du Champs Social ERES mai 2011

  • WEISSMAN Elisabeth , La désobéissance éthique Les Documents STOCK avril 2010

  • WILKINSON Richard , l’Egalité c’est la santé préface de André GRIMALDI Demopolis février 2010

  • YUNUS Muhammad ,Vers un monde sans pauvreté , Jc LATTES septembre 1997

REVUES :

  • Communications : « Le continent gris ». Mars 1983

  • Futuribles  » Le retour des misérables » . Février 1987

  • Informations Sociales  » les personnes âgées dépendantes » . N°6/7 1990

  • Futuribles  » L’inéquité des minima sociaux en France » . Juin 1998

  • Projet  » le grand âge, la fin de l’Etat providence ». Mars 1999

  • Futuribles  » Solidarités entre générations » .Novembre 1999

  • Projet  » Attention, pauvretés » .Mai 2004

  • Esprit « La pauvreté perdue de vue » .Octobre 2012

DIVERS :

  • Grande pauvreté et précarité économique et sociale. Rapport du CES .Par Joseph Wresinski. Février 1987.

  • La solidarité et les solidarités : de l’état protecteur à l’état partenaire. Les idées en mouvement. ligue de l’enseignement. 1994.

  • Sortir de la rue : les sans-abri. Conférence de consensus. FNARS. Novembre 2007.

  • Etre noir dans un monde de blancs et théorie du Care : de qui se soucie-t-on? La revue des livres. Octobre 2009.

  • Ressources, crise et pauvreté. Statistiques d’accueil 2009. Secours catholique/caritas.

  • le retour de la solidarité : empathie, altruisme, entraide. Sciences Humaines. Février 2011.

  • Offrir une place aux personnes sans domicile vieillissantes. revue des ASH. Avril 2013.

  • LES RAPPORTS DU MAL-LOGEMENT DE LA FONDATION ABBE PIERRE ( Particulièrement années 2011/2012/2013).

Pour RAPPEL : Les Rapports du Mal Logement de la Fondation ABBE PIERRE pour le logement des défavorisés sont disponibles sur simple demande dans toutes les Agences Régionales de la Fondation et bien sûr au siège de la délégation générale à PARIS 3-5 rue de Romainville 75019 .

On consultera aussi avec bénéfice le journal trimestriel de la Fondation ET LES AUTRES dont le n° 80 est paru en juillet 2013 PERIL EN LA DEMEURE : Quand le logement rend malade

Enfin au delà du site internet de la Fondation www.fondation-abbe-pierre.fr on pourra aussi demander copies de documents filmés , DVD et films .

Un long métrage de fiction de Léa JAMET et Théo TRIFFARD HOPE CITY tourné avec des SDF de Marseille est disponible sur demande à l’agence régionale PACA de la FAP , 20 rue LOUBON .

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